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L’ESTIME DE SOI : des racines pour la vie.

L’estime de soi se construit tout d’abord à travers le regard des adultes importants qui nous entourent. La manière qu’ils ont de nous regarder a tellement d’importance. On apprend qu’on a de la valeur quand on aperçoit la fierté et l’amour au fond du regard de l’adulte significatif qu’on a devant nous.  

L’estime de soi prend naissance dès le tout jeune âge de l’enfant. En fait, de la naissance à 18 mois, elle se bâtit via la réponse aux besoins et via les soins donnés. Plus ils sont adéquats, plus le lien d’attachement se construira. Plus ce lien sera fort, plus l’estime de soi sera solide. 

Entre 18 mois et 3 ans, son estime de soi se bâtira principalement grâce au regard de l’adulte significatif qui s’occupe de lui.

De 3 ans à 6 ans, l’enfant aura besoin de vivre des réussites, mais surtout que ces dernières soient reconnues et célébrées. Il a besoin que ses dessins soient affichés, qu’on le félicite pour ses efforts, qu’on lui dise qu’on est fière de lui. 

De 7 à 12 ans, il fait face à une étape cruciale dans la construction de son estime. Ce n’est qu’à partir de cet âge qu’un enfant a la capacité de poser un jugement. La maturité intellectuelle s’installe et avec elle, l’émergence du jugement logique. Pour s’estimer, l’enfant a besoin de poser un jugement; voilà pourquoi il commence à être en mesure d’avoir une opinion de lui-même. Par contre, cette capacité de jugement étant à son balbutiement, il est souvent biaisé, voire même trop sévère envers sa personne. 

À l’adolescence, le jeune est en grande période de vulnérabilité. Même si cela peut paraître difficile par moment, il a toujours besoin de notre complicité pour reconnaître sa valeur et consolider son sentiment de fierté. Le pire serait de le surprotéger. Il a besoin de vivre ses expériences par lui-même, d’utiliser ses forces, de vivre des échecs et d’être soutenu. Il a besoin de savoir qu’on sera toujours là pour lui.

Pour avoir un sentiment de confiance, l’enfant doit se sentir en sécurité tant sur le plan physique qu’affectif. Si l’enfant souffre d’insécurité, il ne sert à rien de lui faire des compliments, ils n’auront aucun effet sur lui.

Avoir une bonne estime de soi ne signifie pas d’être gentil, mais bien d’avoir conscience de ses forces et de ses difficultés ainsi que de s’accepter soi-même dans ce qu’on a de plus personnel et de précieux. Cela signifie aussi prendre ses responsabilités, s’affirmer, savoir répondre à ses besoins, avoir des buts personnels et prendre les moyens pour les atteindre.

Avoir une bonne estime de soi demande de l’intégrité personnelle, mais aussi, d’avoir de la considération pour les autres.

Avoir une bonne estime de soi est un puissant facteur de protection contre le décrochage scolaire, la dépression, les troubles de comportements…

Attention aux attentes! Il est normal d’avoir des attentes face à nos enfants. Par contre, elles doivent être réalistes. Si vos attentes sont trop précises, vous risquez d’être déçus et de porter plus d’attention négative sur les défauts et les aspects moins positifs de votre enfant. Ce que l’enfant veut plus que tout au monde; ÊTRE AIMÉ. Il est prêt à tout pour être accepté et répondre aux attentes des gens qu’il aime. Il est même prêt à renier sa nature propre pour pouvoir être aimé. Nos attentes peuvent alors dénaturer l’enfant.  L’éloigner de sa nature propre. Les adultes perfectionnistes devraient toujours avoir en tête d’être attentifs à leur non verbal et devraient se concentrer sur les forces et qualités plutôt que sur les difficultés. On doit faire le deuil de l’enfant parfait!

L’estime de soi, c’est cette petite flamme qui fait briller le regard lorsqu’on est fier de soi.  Mais cette petite flamme peut facilement vaciller et même s’éteindre si elle est exposée aux mauvais sarcasmes et aux mauvaises critiques.

Que peut-on faire pour cultiver l’estime de soi chez les enfants?

On peut surprendre l’enfant à bien faire. Au moment du coucher, on peut nommer 2 choses qu’on a aimé faire avec lui ou encore qu’on aime de sa personnalité. En variant les manières de féliciter l’enfant, il y trouvera plus de plaisir. Vous pourriez avoir un mur des fiertés à la maison et y afficher travaux, œuvres d’art, billets de bonnes conduites. On devrait toujours reconnaître ce qu’il est au lieu de ce qu’il fait. Travailler votre estime personnelle et votre estime de parent, vous serez un bon modèle pour votre enfant.

 

Pour croire en soi et croire qu’on a la possibilité de réussir, on doit croire qu’on possède ces capacités. Il faut faire attention à notre non verbal comme parent. Parfois, même involontairement, on peut avoir des réactions qui auront un grand impact chez nos petits.  Il faut garder en tête que le bonheur des enfants est proportionnel au plaisir qu’il a suscité chez ceux qu’il aime. 

 

Magalie Lebrun, Éducatrice spécialisée, conférencière et coach familial – www.magalielebrun.com – magalie@magalielebrun.com

 
Par | 7 février 2018|Développement de l’enfant|0 commentaire

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