Déjà la fin d’un été que vous avez à peine vu passer et sans crier gare, la routine scolaire est revenue au galop! On s’en serait passé de celle-là non?

Réveiller des enfants marabouts, faire des lunchs santés, aller reconduire Fiston qui hurle à l’idée de se rendre à l’école, aller chercher Fillette qui hurle car elle est fatiguée de sa journée: La joie! (Notez l’ironie palpable de cette affirmation!) Toutefois, avouez qu’il serait facile de survivre à tout ceci si ce n’était de l’horreur qui survient aussi à ce moment de l’année : LES DEVOIRS!!!

Pour certaines familles, les devoirs se déroulent dans la joie et les fous rires (existent-ils vraiment ces enfants ou est-ce une légende urbaine???). Mais, pour la majorité d’entre nous, les devoirs sont plutôt un moment pénible et obligatoire auquel on se soumet avec la peur au ventre en voyant le sac-à-dos de Fiston qui déborde au retour de l’école.

Afin de survivre à ces fameux devoirs, et peut-être même réussir à empêcher les crayons et cahiers de voler dans la pièce suite à un problème de math trop complexe (je ne suis pas la seule à qui c’est arrivé, rassurez-moi!), voici quelques suggestions à mettre en place dès maintenant.

Vous pourriez essayer...

  1. Votre enfant devrait toujours faire ses devoirs au même endroit. Je sais que vous avez envie que ce soit au fond du placard, mais idéalement ce serait sur une table bien ordonnée, bien éclairée et dans une pièce calme (sans télévision ou «ipatente» à portée de main).

  2. Vous connaissez votre enfant alors c’est à vous de déterminer le «moment d’étude». Fiston est plus réceptif le matin, alors c’est le moment parfait pour lui! Fillette est toujours très fatiguée le jeudi soir suite à son cours de judo? Alors on organise l’horaire pour ne pas avoir à faire de devoirs ou on garde ce qu’elle aime le plus pour cette soirée-là.

  3. Avec l’enfant, pour l’impliquer et le responsabiliser, morcelez la liste des devoirs. Si Fiston sait à l’avance que le mardi soir il doit faire du français et que le mercredi ce sont les mathématiques (et que c’est lui qui a fait ce choix!!!), vous parviendrez certainement à diminuer les décibels causés par l’effet de surprise!

  4. Si possible, tentez d’en faire le plus possible la fin de semaine afin de garder seulement l’étude et la révision pour les soirs de semaine lorsque tout le monde a moins de patience.

  5. Un système de renforcement peut être mis en place afin de récompenser les périodes de devoirs où Fiston et Fillette ont réussi à se comporter en anges (oui, oui, c’est possible!).

  6. Bien entendu, on peut rendre les leçons plus attrayantes en jouant avec l’enfant et en utilisant du matériel ludique (un ordinateur pour que Fiston écrive des mots de vocabulaire, des craies pour que Fillette puisse faire des multiplications dans la rue, des crayons pour les fenêtres, etc.).

Et si malgré tout, l'horreur persiste...

N’hésitez pas à communiquer avec l’enseignant. Vous travaillez en collaboration pour le bien de votre enfant et il pourra très certainement vous aider à rendre ce moment plus agréable.

De toute façon, on doit se rendre à l’évidence : Devoir ne rime même pas avec horreur!

Bonne année scolaire

Véronique Gauthier

Orthopédagogue │ Psychoéducatrice