Vous offrez à votre enfant de faire un casse-tête et il vous dit : NON ! Je veux regarder la télé.

Vous lui demandez s’il veut dessiner et il vous répond : NON !

Vous demandez à votre enfant de venir s’asseoir à la table pour le dîner et il vous répond : NON!

Vous demandez à votre enfant d’aller à la toilette et il vous répond : NON !

Ces situations vous semblent familières ? Vous n’êtes vraiment pas les seuls. L’opposition des enfants est probablement la difficulté dont les parents et les intervenantes me parlent le plus.

Vous le savez probablement, l’opposition fait partie du développement normal de l’enfant. C’est de cette manière que votre enfant apprend à s’affirmer et définit ce qu’il aime et ce qu’il aime moins. Cependant, ce n’est vraiment pas idéal quand on souhaite faire des activités ou même… répondre à ses besoins de base !

Mon conseil, restez calme! Souvenez-vous que VOUS êtes l’adulte et que vous pouvez définitivement faire preuve de ruse pour aider l’enfant à répondre de manière plus positive. Si votre enfant se fâche et qu’ensuite vous être frustré, car il fait une crise, votre enfant sera plus fâché et donc vous plus frustré et bon, vous voyez ou je veux en venir ! Les choses deviennent hors contrôle rapidement et personne n’est gagnant.

Voici donc quelques techniques qui fonctionnent très bien avec les enfants récalcitrants dans ma clientèle de 2 à 5 ans.

1. Offrir un choix. Une option TELLEMENT simple, mais oh combien efficace ! En ateliers, j’offre toujours le choix de deux activités aux enfants. Par exemple, si je veux travailler la motricité fine, je pourrais lui dire : est-ce que tu veux faire le jeu d’enfilage ou faire un bricolage ? L’enfant ira habituellement vers le choix qu’il préfère au lieu de vous crier un beau gros NON. Et vous aurez tout de même travaillé l’objectif que vous aviez visé. Quand il choisit, félicitez-le, dites-lui que c’est une bonne idée, vous renforcerez son envie de répondre positivement à vos choix.

2. Commencer l’activité sans lui. Si vous êtes en contexte de garderie ou que l’enfant a des frères et sœurs à la maison, demandez leur aide pour démontrer à l’enfant qu’il n’a pas tout le pouvoir, la routine continue toujours. Dans mon travail par exemple, je commencerais un casse-tête avec un autre enfant. Premièrement le premier enfant devient un peu jaloux et il trouve aussi le temps long à ne rien faire pendant que vous vous amusez. Il risque de vous demander s’il peut jouer de lui-même.

Avertissement : risque de crise ! Certains enfants peuvent avoir de la difficulté à vivre une perte de contrôle, aussi petite soit-elle. Ils peuvent vous crier d’arrêter et avoir de la peine. Continuer à jouer, restez positif, attendez que l’enfant se calme un peu et offrez-lui de venir jouer avec vous. Le temps des crises diminuera à chaque fois jusqu’à ce qu’il accepte facilement vos activités.

C’est la même chose pour la routine. Par exemple si l’enfant doit aller à la toilette avant d’aller dehors et qu’il refuse. Il risque de changer rapidement d’idée lorsqu’il verra tous ses amis dehors. Au dîner, lorsqu’il verra le dessert il risque de vous supplier de manger avec vous.

Important : Rester souriant, nous n’essayons pas ici de punir l’enfant parce qu’il ne veut pas jouer, mais bien de l’influencer à vouloir jouer avec nous. Si vous vous fâchez, il ne risque pas d’avoir envie de jouer avec vous.

3. Offrir un compromis. Avec les enfants qui sont un peu plus avancés, on peut faire des attentes. Encore une fois dans mon travail, certains enfants n’ont pas vraiment de problème d’opposition, mais commencent à être conscients de leur difficulté. Ils risquent donc de refuser des activités en stimulation du langage par exemple. Dans ce cas, je leur offrirai de faire mon jeu, mais ensuite un peu faire un bricolage ou une autre activité pour lequel ils sont plus fort. Cela aide aussi grandement leur estime de soi.

4. Rendre les activités un peu plus intéressantes. Les enfants aiment la variété. Faire toujours la même chose est assez ennuyant pour eux. Essayer de varier les casse-têtes, les histoires… Dans la routine, vous pouvez faire jouer de la musique au choix de l’enfant pendant le dîner, chronométrer le temps de votre enfant quand il se prépare, marcher comme un pingouin ou comme un géant dans vos déplacements… Soyez créatif !

5. Adaptez selon ses besoins. On met dit souvent que certains enfants ont du mal à rester assis au dîner par exemple. Ce qui est un besoin de stimulation ou de bouger est parfois mal perçu comme de la défiance. Selon son besoin, vous pouvez lui laisser des jouets texturés pendant les moments d’attente comme la préparation du repas. Assurez-vous aussi que votre mobilier soit adapté pour lui. Il devrait avoir les genoux à 90 degrés et les pieds qui touchent au sol pour avoir la meilleure concentration possible. Vous pouvez aussi vous procurer un coussin movin’sit pour l’encourager à rester assis et répondre à son besoin de stimulation. Vous pouvez aussi lui poser un manimo sur les genoux pour l’aider à rester assis longtemps. Donnez-lui un nom et dites-lui que c’est son ami spécial du souper.

Voilà ! Vous êtes maintenant mieux équipés pour répondre aux oppositions de vos petits ! Continuer à garder le sourire ! Souvenez-vous que les enfants nous imitent très souvent alors choisissez ce qu’ils reproduiront 😉 !

N’hésitez pas à m’écrire si vous avez des questions ou des suggestions pour mon prochain blogue !!

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Myriam Thibault

Intervenante en petite enfance

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