Votre journée de travail est presque terminée. Vous avez à peine eu le temps d’aller soulager votre vessie même si cette dernière vous envoyait des signaux de plus en plus urgents. Votre lunch mangé à toute vitesse, votre estomac commence à vous indiquer l’heure d’aller chercher votre enfant et de préparer le souper. C’est à ce moment précis que votre cœur s’accélère, vos joues deviennent rouges et une certaine angoisse s’empare de vous. Mais qu’est-ce qui vous met dans un tel état? Le souvenir du souper de la veille…
Pourtant, vous aviez cuisiné un repas qui avait déjà été apprécié par votre famille. Mais ce soir, c’est un non catégorique de votre petit. Il repousse de la main tout ce que vous avez mis, avec amour, dans son assiette. Vous sortez alors la grande artillerie; la promesse de dessert, le fameux une bouchée pour maman/une bouchée pour papa, vous proposez même le fameux ketchup. Rien n’y fait, votre petit ange cornu ne veut rien entendre.
Les repas, même s’ils devraient être des moments agréables de partages, d’échanges de plaisir sont parfois stressants, remplis de négociation et de conflits. J’ai décidé de vous présenter quelques-unes de mes stratégies favorites avec le grand espoir qu’ils pourront vous aider.
Le premier truc que j’ai envie de vous partager est de cuisiner avec vos enfants. En plus de partager un moment privilégié avec vous, il pourra pratiquer une foule d’habiletés. Il travaillera sa motricité fine, il pratiquera la lecture, il exercera les mathématiques, les séquences et une encore plusieurs autres compétences qui pourront lui servir au quotidien. Il y a fort à parier que la recette qu’il aura cuisinée sera très appréciée par ses papilles. Il sera fier de faire goûter sa création à toute la famille et gageons qu’il aura envie de cuisiner à nouveau avec vous.
Une autre chose importante à savoir c’est que nous offrons souvent une trop grande quantité de nourriture aux enfants. Avoir une assiette qui en contient beaucoup trop peut décourager votre enfant, avant qu’il ait même commencé à manger. Nous pouvons alors commencer par lui offrir de plus petite quantité ou encore à l’inviter à se servir lui-même. Vous pourriez mettre tous les plats sur la table et chacun pourrait choisir la quantité à manger.
Parfois, un enfant peur avoir une réticence face à une texture. Il pourrait ne pas aimer les carottes cuites alors que les bâtonnets de carotte crue, les carottes râpées ou encore les potages pourraient être très appréciés. Nous pouvons alors varier la forme sous laquelle nous offrons un aliment à notre enfant.
Votre enfant repousse un aliment en particulier? Il se peut qu’il n’aime pas le goût. N’hésitez pas à lui proposer quelques semaines plus tard. Le goût se développe et un aliment qui était boudé pourra être apprécié. L’exemple qui me vient en tête est la première fois où vous avez goûté à une coupe de vin, vous avez fait une grimace. Vous voyez que les goûts changent…
Amenez votre enfant à l’épicerie. Laissez-le choisir le légume vert du repas par exemple. Trouvez un nouvel aliment à déguster. Allez à la bibliothèque et empruntez des livres de recettes. Cuisinez des recettes pour les lunchs de la semaine durant le week-end, préparez des muffins pour des déjeuners rapides…
Le plus important est de garder un climat agréable durant les repas. C’est bien connu, quand on est stressé, on a de la difficulté à manger. Cultivez un climat calme. Vous pourriez mettre une nouvelle nappe sur la table, une serviette de table colorée, une petite bougie… Le plaisir à table est une garantie de moments agréables et de repas mangés dans la bonne humeur.

 

Magalie Lebrun, Éducatrice spécialisée, conférencière et coach familial

www.magalielebrun.com – magalie@magalielebrun.com